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Wat nuchterder bekeken. Een bloedstelpende werking heeft het zeker wel, dat is ook eigen aan de hele familie van de ooievaarbekachtigen. Zo draagt de Amerikaanse soort, Geranium maculatum L. die in Europa als sierplant gebruikt wordt, de naam Aluinwortel. Ook Dodonaeus vermelde al de samentrekkende en wondgenezende werking: 'Trobrechts cruyt stelpt dat bloeyen van den verschen wonden/ ghestooten ende daer op gheleyt/ als Dioscorides schrijft. Tselve cruyt/ ghelijck nu ter tijt bevonden es/ es seer goet voor die sweeringhen van den borsten ende scamelijcke leden/ sonderlinghe vander manlijcheyt/ ghestooten ende daer op gheleyt oft het sap daer inne ghedaen. Dwater daer Robrechts cruyt in ghesoden es/ gheneest die vuyle sweerende en stinckende monden/ als zy daer mede ghespoelt worden'.
Aan de bisschop Robert de Molesme of Ruprecht., de stichter van de Cistercienorde in de elfde eeuw (1098) zouden we de naam robertskruid te danken hebben. Dit omdat hij de bloedstelpende werking van de plant ontdekt zou hebben.
Herbe au Petit Robert
Hier volgt een Franse tekst over Herbe au Petit Robert, niet alleen bedoeld om Walloniers of Fransen aan te trekken maar vooral om een van de vele interessante Franse kruidenboeken onder de aandacht te brengen. In dit geval 'Remèdes populaires en Dauphiné', geschreven in 1943 als thesis voor het behalen van het apothekersdiploma en opnieuw uitgegeven in 1984.
Le Géranium Robert (Geranium
Robertianum, Geraniacés) est appelé couramment, à cause de la
forme de son fruit: Bec de grue, et plus souvent encore, sans que
l'on sache pourquoi, l'Herbe au petit Robert ou l'Herbe à Robert.
C'est une plante herbacée que l'on
trouve avec abondance le long des chemins, au bord des haies,
sur les vieux murs. Le Géranium Robert se reconnaît facilement à
son aspect rougeâtre. Pour la récolte, on cueille la plante
entière dont on fait de petits paquets que l'on fait sécher en les
suspendant.
Cette plante était employée dans
l'antiquité, puisque, selon Pline, prise en breuvage, elle
était bonne pour guérir les plaies, elle arrêtait le sang, et
résolvait les caillots. On l'appliquait en cataplasmes, on en
faisait des fomentations, tandis qu'à l'intérieur on la prenait de
préférence en décoctions, plus actives que la simple infusion.
C'était un vulnéraire fort apprécié, entrant dans toutes les
préparations destinées à « dissoudre le sang grummelé, et
souder les bords des plaies ». On pilait la plante avec du sel et du
vinaigre et on en faisait un cataplasme qui, appliqué à la plante
des pieds, modérait la fièvre. Dans les anciennes pharmacopées on
se contentait dans les cas d'œdèmes des membres inférieurs,d'y
appliquer l'herbe pilée en guise de cataplasme. Dans toutes les
chutes, la personne tombée devait avaler promptement un grand
verre d'une forte décoction d'herbe à Robert.
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En Dauphiné, l'Herbe au petit Robert
est une panacée. On en fait des tisanes bonnes à guérir les
bémorrhagies, les diarrhées. Elle passe pour guérir les dartres,
les croûtes, les éruptions. On fait des décoctions qu'on emploie
en compresses dans toutes les inflammations. On préconise aussi sa
tisane dans le diabète. Quelle que soit son efficacité, de
nombreuses familles, en Dauphiné, font chaque année une copieuse
provision d'Herbe au petit Robert qu'elles emploient
indifféremment pour les malaises les plus divers.
http://www.herbsarespecial.com.au/free-herb-information/herb-robert.htmlhttp://www.leeswerk.nl/artsenijgewassen/1/met_tekst/100.htm
http://leesmaar.nl/cruijdeboeck/deel1/capitel030.htm
http://www.florafmd.com/flora/home/Canada/HealthInformation/Encyclopedias/CranesbillTea.htm
geschreven door Maurice Godefridi